Les fours à plâtre

Les plâtrières

L'extraction du gypse est très ancienne à Berzé-la-Ville. On sait par les archives que les moines de Cluny ont extrait le gypse pour le bâti et la décoration des constructions abbatiales. L’albâtre gypseux ou plâtre cru a été utilisé pour sculpter des objets d’ornementation. Mais c’est dans le bâtiment qu’on note l’usage le plus fréquent du gypse cuit ou plâtre : enduits des murs et plafonds, sculptures diverses. A Berzé il était également très recherché pour l’amendement des terres. Dans les terres argileuses, le plâtre augmente la pénétration de l’eau.

 

 

 

 

 

 

Dans un gisement d’au moins 20 mètres d’épaisseur, le plus important de Saône-et-Loire, la recherche du gypse s’est faite par puits individuels et par galeries forées depuis le flanc de la montagne.

Jusqu'à la fin du 19e siècle, le gypse ( sulfate de calcium semi-hydraté: CaSO4,2H2O), extrait des carrières au moyen de wagonnets tirés par des chevaux, est broyé, chauffé puis pulvérisé pour donner le plâtre.

A Berzé la Ville, la cuisson du gypse s'est faite dans des fours rectangulaires et des fours circulaires qui sont encore visibles. La pulvérisation du plâtre était effectuée dans des moulins à Berzé la Ville. De 1841 à 1879, le propriétaire de l'exploitation ont installé un moulin hydraulique et à vapeur dans une usine à Saint Sorlin (actuellement La Roche Vineuse). Dans le dernier quart du 19e siècle, le moulin à vapeur réintégrera Berzé la Ville dans un local annexé à la plâtrerie.

        On produisait trois qualités de plâtre à Berzé la Ville :
       - le
blanc cristallin pour les dernières couches des plafond, les sculptures et les  moulures ;
       - le
plâtre compact grisâtre pour les premières couches ;
       - le plâtre grisâtre plus ou moins terreux qui sert à fumer les terres.

 

 

Plan des fours de Berzé