Histoire et traditions populaires

L’Eglise paroissiale : Notre Dame de la Purification

En 1093 une charte de Cluny indique que l’évêque de Mâcon fait don au monastère de Cluny de l’église paroissiale Notre Dame de Berzé la Ville.  

Au 15e siècle, l’église est agrandie : le transept, le choeur et le clocher remplacent les parties orientales romanes.

Au 18e siècle, la nef est partiellement reconstruite : les ouvertures sont agrandies pour éclairer l’église et pour le passage des dais et des bannières. 

Le choeur et l’abside sont ornés d’un décor blanc sur fond rouge réalisé au pochoir et dateraient du 16e siècle. Il est un témoin fort rare de cette technique en Bourgogne. Ces peintures, recouvertes d’un enduit, ont été dégagées en 1998 et 1999 dans la chapelle dédiée à Saint Blaise lors d’un chantier de bénévoles.

En 2001, la totalité de la chapelle Saint Blaise a été restaurée grâce au financement de l’association des Amis du Vieux Berzé et l’aide de la Direction des Affaires Culturelles de Bourgogne et du Conseil Général de Saône et Loire. les peintures ont ainsi retrouvé tout leur éclat. En 2020 ce sont les peintures de l’abside qui ont été rénovées par la restauratrice Laurence Blondaux, restauration financée par la commune avec un concours financier et en travail bénévole des Amis du Vieux Berzé.

Pour en savoir plus sur l’église paroissiale, l’association propose à la vente le livre « Berzé-la-Ville, une paroisse en mâconnais et son église, Notre-Dame de la purification ».

Inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1993, cet édifice porte la marque de 3 époques : 11e, 15e et 18e siècles.

Le pèlerinage à Saint Blaise

Voici comment un historien du mâconnais, Gabriel Jeanton décrit le pèlerinage à Saint Blaise à l’église de Berzé la Ville, vers 1920

Suivi surtout par des mâconnais et des clunisois, ce pèlerinage réunissait presque tous les chefs d’exploitations rurales à plusieurs lieues à la ronde. De nombreux curés y allaient avec leurs ouailles. Malheur aux paysans qui s’abstenaient de venir à Berzé le 3 février ! On citait de gros fermiers qui, faute de s’y être rendus, avait vu périr tout leur bétail. Il y a peu d’années encore, les plus incrédules et les penseurs libres de bien des villages qui ne croyaient ni à Dieu ni à Diable, n’auraient pas trop osé s’exempter de ce pèlerinage à Saint-Blaise. On faisait réciter des évangiles pour attirer la bénédiction de Dieu sur le bétail et c’était pour le curé de Berzé une source de revenus appréciable. En sortant de l’église il était de coutume absolue d’acheter un petit couteau pour couper le sort qui aurait pu être jeté sur les animaux…

Gabriel JEANTON Le mâconnais traditionnel et populaire Tome 2 Pèlerinages et légendes sacrées. Protat frères Editeurs Mâcon 1921.                                                          Réédité en reprint par Les Editions de la Tour Gile.

Bénédiction de troupeau Musée des Beaux Arts Toulouse (non exposé)

Imagerie populaire de la vente des couteaux à la Saint Blaise.