La production au 19ème siècle

Jusqu’à la fin du 19e siècle, le gypse ( sulfate de calcium semi-hydraté: CaSO4,2H2O), extrait des carrières au moyen de wagonnets tirés par des chevaux, est broyé, chauffé puis pulvérisé pour donner le plâtre.

A Berzé la Ville, la cuisson du gypse s’est faite dans des fours rectangulaires et des fours circulaires qui ont été partiellement restaurés. La pulvérisation du plâtre était effectuée dans des moulins à Berzé la Ville. De 1841 à 1879, le propriétaire de l’exploitation ont installé un moulin hydraulique et à vapeur dans une usine à Saint Sorlin (actuellement La Roche Vineuse). Dans le dernier quart du 19e siècle, le moulin à vapeur réintégrera Berzé la Ville dans un local annexé à la plâtrerie.

On produisait trois qualités de plâtre à Berzé la Ville :

  • le blanc cristallin pour les dernières couches des plafond, les sculptures et les  moulures ;
  • le plâtre compact grisâtre pour les premières couches ;
  • le plâtre grisâtre plus ou moins terreux qui sert à fumer les terres.

Cette aventure industrielle est le reflet de la révolution technique et économique du XIXe siècle : obligation de faire face à la concurrence, de s’ouvrir sur l’extérieur, de s’entourer de compétence, d’attirer des capitaux, de composer avec les pouvoirs et de se moderniser. Les plâtrières de Berzé la Ville ont été marginalisées progressivement par la concurrence et ont fini par cesser leur activité. La grande cheminée a été démantelée et progressivement les traces les plus visibles de cette exploitation ont disparu du paysage et de la mémoire des habitants de Berzé la Ville.

Voir aussi en boutique Les plâtrières de Berzé-la-Ville au XIXe siècle.